DEDAL Studio
L’atelier logiciel du drone. Chaque vol enregistré sur la carte SD devient une session qu’on peut rejouer, mesurer, analyser et transformer en vidéo commentée par ses propres données.
- vols enregistrés au printemps 2026
- 12
- de vol enregistré, à peu près
- 1h
- mesures par seconde
- 500
- points de mesure
- 2,5M
Les sessions
Après chaque journée d’essais, les journaux de la carte SD sont importés dans DEDAL Studio. Chaque vol devient une session avec un identifiant daté, une copie du journal d’origine, et la date et l’heure exactes du vol, retrouvées grâce au GPS.
L’accueil liste les sessions, les range dans un calendrier et fait le bilan : nombre de vols, temps de vol total, vol le plus long et le plus court, nombre de points enregistrés. Une carte situe chaque vol.
Sur toutes les captures de cette page, la carte est masquée et les positions GPS sont décalées.
Rejouer un vol
Le vol se rejoue comme une vidéo, au ralenti ou en accéléré. Tout est synchronisé sur le même curseur : la trace GPS, colorée selon le mode de vol (stationnaire, transition, avion), l’horizon artificiel et le modèle 3D du drone, les voies de la radiocommande, la commande de chaque moteur et de chaque servo.
À côté, les chiffres du vol : temps armé, altitude et vitesse maximales, facteur de charge, tension minimale de la batterie, et le temps passé dans chaque mode.
Sur la capture, quelques secondes après la première transition : le drone est passé en mode avion, les deux moteurs à 60 %.
Les graphes
Des dizaines de signaux enregistrés : assiette mesurée et consignes, sorties des correcteurs, moteurs, servos, centrale inertielle, GPS, batterie, voies radio. On les glisse dans des panneaux pour les comparer, on zoome sur une seconde de vol, on change la couleur et le style de chaque courbe.
Une disposition de panneaux s’enregistre pour retrouver la même analyse au vol suivant. Ici, celle du réglage du tangage : les deux servos d’inclinaison des moteurs, l’assiette du drone face à sa consigne, les manches de la radio et la réponse du correcteur.
L’analyse
Un onglet fait le bilan de chaque vol, thème par thème, avec des diagnostics qui signalent ce qui sort de l’ordinaire.
Des vidéos commentées par leurs données
DEDAL Studio dessine image par image une incrustation de télémétrie : mode de vol, altitude, vitesse, batterie, horizon, trajectoire. Elle sort en images transparentes, à superposer au film du vol dans un logiciel de montage.
On choisit la cadence, la résolution et la portion du vol. La vidéo et le journal se calent l’un sur l’autre avec deux curseurs.
Exemple : quinze minutes de vol stationnaire sous une pluie fine.
En direct
Pendant les essais, la radio branchée en USB transmet la télémétrie du drone à DEDAL Studio : attitude, moteurs et servos, batterie, GPS, voies radio et qualité du lien, en direct.
Le fonctionnement de la liaison est expliqué sur la page Le drone. Sur la capture, l’écran attend la radio.
Sous le capot
DEDAL Studio est une application locale : un petit serveur Python (FastAPI) et une fenêtre native (PyWebView) qui affiche l’interface, écrite en HTML et JavaScript. Les calculs du vol sont faits dans l’interface ; l’incrustation vidéo est générée en Python, avec ffmpeg.
Elle a été construite au fil des essais, en même temps que le drone : chaque problème rencontré en vol a donné un nouvel outil pour le comprendre. Elle a été entièrement codée avec l’IA : voir L’IA dans mes projets.